Les débilités mentales en consultation de psychiatrie. Etude comparative de deux années de consultation. [Touati Souad, Sfax 1986]
La confusion mentale: Etude clinique et psychopathologique. A propos de 94 cas. [Zribi Sofiene, Tunis 1988]
La confusion mentale: Profil clinique et évolutif. A propos de 50 cas hospitalisés au service de psychiatrie de Monastir. [Ouni Bouraoui, Monastir 1999]
3. Troubles mentaux dus à une affection médicale générale :
Aspects psychologiques et psychiatriques de l'hémodialyse chronique et de la greffe rénale. [Tabbane Karim, Tunis 1989]
Contribution à l'étude clinique des troubles mentaux dans l'épilepsie (À propos de 87 cas). [Boughanmi Lotfi, Tunis 1990]
L’importance de l’organicité dans la genèse des troubles mentaux a toujours été une question fondamentale en psychiatrie. Plus spécifiquement, l’épilepsie constitue le modèle où le psychique est intimement lié au somatique. Dans une perspective essentiellement clinique, ce travail rappelle combien sont polymorphes et souvent difficiles à diagnostiquer les désordres psychiatriques de l’épilepsie surtout au début. Il souligne l’intérêt de l’examen clinique surtout psychiatrique devant l’identification diagnostique de ces troubles et leur suivi.
Mots clés : Epilepsie, Clinique, Troubles psychiques, Aspects sociaux.
Epilepsie en consultation de psychiatrie adulte. A propos de 344 cas. [Baklouti Mejda, Sfax 1991]
Affections organiques à masque psychiatrique. Psychiatrisation abusive et intrication somato-psychique. (A propos de 20 observations). [Zouari Naceureddine, Sfax 1992]
Contribution à l'étude des formes psychiatriques de l'hyperparathyroïdie primaire chez le sujet âgé (À propos de deux cas). [M'tar Mohamed, Tunis 1994]
Dans ce travail, nous avons essayé de contribuer à l'étude des manifestations psychiatriques de l'HPTP chez les sujets âgés. En l’occurrence, nous avons rapporté nos observations à propos de 2 cas illustrant 2 tableaux psychiatriques différents de la maladie.
- Dans la première observation, nous avons une patiente âgée de 80 ans qui présente une démence (avec difficulté de concentration, défaillance de mémoire) et des troubles du comportement associés à une asthénie, une anorexie et une HTA. Une hypercalcémie à 2,75 mMoles/L, une hypophosphorémie à 0,80mMoles/L, des P.A légèrement élevées à 95 U.I /L et une PTH élevée à 340 Pmoles/L. L’échographie cervicale conclu à un adénome parathyroïdien ectopique. Un traitement médical hypocalcémiant à base de calcitonine a été inefficace. La chirurgie a consisté en l'ablation d'un adénome parathyroïdien sur P3 gauche ectopique. L'évolution post-opératoire a été marquée par la régression totale des troubles psychiques, l'amélioration de l'état général et une calcémie toujours strictement normale à 2,32 mMoles/L.
- Dans la seconde observation, nous avons rapporté l'histoire d'une patiente âgée de 67 ans qui présente depuis 10 ans une hypercalcémie, des lithiases viscérales multiples (rénale pancréatique et vésiculaire) dont l'origine a été rattachée à une HPTP justifiant 3 cervicotomies successives sans succès faisant évoqué une parathyroïde ectopique.
La patiente s'est présentée dans un tableau de dépression et de confusion associé à une asthénie, une fatigabilité et une HTA à 17/9. Une hypercalcémie à 3,14 mMoles/L , une hypophosphorémie à 0,6 mMoles/L , des PA élevées à 101 U.I/L et une PTH élevée à 400 Pg/ml. Un scanner cervico-thoracique a conclu à un nodule sécrétant ectopique. Le traitement médical hypocalcémiant à base de calcyn est de nouveau inefficace. La chirurgie a aboutie à la résection d'une glande parathyroïde ectopique. L'évolution post-opératoire est favorable avec disparition des manifestations psychiatriques, amélioration de l'état général et une normalisation de la calcémie à 95 mg/L.
Au tenue de ces observations, nous soulignons l'inefficacité du traitement médical et le grand succès du traitement chirurgical à faire régresser totalement les désordres psychiatriques et à normaliser le bilan biologique au cours de cette affection.
Mots clés : Hyperparathyroïdie primaire, Sujet âgé, Dépression, Confusion, Démence, Traitement chirurgical.
Remaniements psychoaffectifs chez les hémodialysés chroniques (À propos de 100 cas). [Mseddi Mounir, Sfax 1994]
Les aspects psychiatriques de l'épilepsie (A Propos de 160 cas). [Chelly Mohamed, Sfax 1997]
Les rapports épilepsie-psychisme ont de tout temps suscité l'intérêt, la curiosité, voire la polémique.
Nous avons réalisé ce travail, dans le but d’approcher les aspects psychiatriques de l'épilepsie: essentiellement les troubles psychiques critiques, péri-critiques et inter-critiques, et accessoirement les aspects psycho-dynamiques et psychosociaux; et ce, à partir de la population des épileptiques suivis aux consultations externes de psychiatrie, au C.H.U. de Sfax. Notre étude est de type rétrospectif.
Nos critères de sélection ont été: la première consultation ayant eu lieu entre le 1/1/81 et le 31-12-95; un âge minimum 17 ans au 1/1/96, présence de troubles psychiques critiques, péri-critiques ou inter-critiques; absence d'antécédents d'hospitalisation en psychiatrie.
Nous avons ainsi, colligé 160 cas représentant 20,5% de l'ensemble des 780 épileptiques suivis pendant la période considérée.
Dans cette série, l'âge moyen était de 30 ans 6 mois. Il y avait une légère prédominance masculine (sex-ratio = 1,08), un âge moyen de début de l'épilepsie relativement précoce (12 ans et 11 mois), et une longue évolution moyenne de l'épilepsie (ancienneté moyenne 17 ans et 6 mois).
Conformément aux donnés de la littérature le sexe masculin, le début précoce et la longue évolution de l'épilepsie, semblent avoir une valeur prédictive du développement des troubles psychiques, chez les épileptiques.
Il en est de même pour les lésions cérébrales patentes: le taux des épilepsies symptomatiques était de 52,5% dans notre série.
73,8% présentaient, des crises généralisées d'emblée dont 55% de type grand mal. Les autres (26,2%) présentaient des crises à début focal, dont la moitié était formée de crises partielles à sémiologie complexe que nous avons assimilées à des crises d'épilepsie temporale. Rappelons que pour beaucoup d'auteurs, il y aurait un lien étroit entre celle-ci, et les troubles psychiques.
53,1% étaient célibataires; 43,76% étaient professionnellement inactifs, et 52,5% illettrés.
Dans l'ensemble, l'insertion socioprofessionnelle des malades de la série étudiée était médiocre. Ceci, à côté des attitudes de rejet et d'exclusion, alimentées par des préjugés sociaux hostiles, expose l'épileptique à un stress durable, pouvant déclencher des crises épileptiques, signant ainsi et d'un point de vue psychodynamique, une fuite dans l'inconscient.
Quant aux troubles psychiques dans la série étudiée, ils étaient de nature très variée et parfois associés.
La débilité mentale avait une prévalence de 43,7% et était, pour la plupart, liée à une encéphalopathie patente.
Des accès psychotiques aigus, ou répétitifs, étaient retrouvés chez 13,8%. Ces troubles survenaient en période, critique ou péri-critique, de crises partielles complexes le plus souvent. Alors que les psychoses chroniques n'étaient relevées que chez 8,1%, et apparaissaient généralement après une longue évolution, d'une épilepsie à crises à début focal, le plus souvent.
Les troubles névrotiques durables étaient relevés chez 33,1%, avec autant de névroses structurées, que d'états anxio-dépressifs névrotiques, et une prédominance féminine nette dans les deux cas.
21,9% présentaient des troubles épisodiques du comportement de type agressif, instable ou agité.
Des troubles mineurs, du caractère à type d'irritabilité, d’impulsivité ou de viscosité, étaient retrouvés dans 37,5% des cas. Ces troubles, autrefois mis sur le compte, de la personnalité épileptique, ne concernaient en fait, qu'une minorité (7,6%) des épileptiques ambulatoires, dans notre étude.
Dans l'ensemble, 119 patients présentaient des troubles psychiques inter-critiques, soit 15,3% de l'ensemble des épileptiques consultants. Les psychoses chroniques, et les états névrotiques durables, y étaient plus fréquents en cas d'épilepsie à crises à début focal, alors que les troubles épisodiques du comportement, y étaient plus fréquents, en cas d'épilepsie à crises généralisées d'emblée.
Quoi qu'il en soit, les rapports existant entre le psychisme et l'épilepsie, vus sous un angle psychodynamique et psychosocial, même en l'absence de troubles psychiques manifestes, montrent que la prise en charge de l'épileptique devrait viser, non pas la seule suspension des crises, mais plutôt un équilibre général, et une intégration, familiale et socioprofessionnelle, satisfaisante.
Mots clés : Epilepsie, Troubles psychiques, Ethiopathogénie, Aspects psychosociaux.
Evaluation de la morbidité psychiatrique mineure chez l'hémodialysé. A propos de 109 cas. [Beltaief Nabil, Monastir 1997]
Qualité de vie après traitement des cancers gynécologiques et mammaires. A propos de 100 patientes traitées au C.H.U Farhat Hached de Sousse. [Ben Fatma Leila ép Rejeb, Sousse 1998]
II s'agit d'une étude prospective portant sur 100 patientes traitées au CHU F. Hached de Sousse pour cancers gynécologiques ou mammaires.
Le but de ce travail est d'évaluer la qualité de vie de ces patientes afin d'améliorer le vécu psycho-social de la maladie et prévenir les séquelles éventuelles.
Notre questionnaire est formé d'items groupés en 3 échelles : les aspects fonctionnels et physiques, psychologiques et sexuels, et relationnels.
L'âge moyen de nos patientes est de 44 ans. 76% sont porteuses d'un cancer mammaire et 24% d'un cancer gynécologique.
Dans 66% des cas il s'agit d'un stade avancé III ou IV. 85% des patientes sont en cours du traitement et 25% sont traitées par l'association chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie.
La qualité de vie des patientes est appréciée par plusieurs paramètres:
• L’état général: 74% des patientes ont un Indice de Karnosfky supérieur ou égal à 90%.
•les effets secondaires des traitements: retrouvés dans 100% des cas après chimiothérapie, dans 44% des cas après radiothérapie et dans 13% des cas après chirurgie.
• L’état physique et fonctionnel : la moitié des patientes présentaient une diminution de leur activité physique et fonctionnelle.
• L’état psychologique et sexuel : 50% des patientes souffraient psychologiquement de la maladie ou de ses traitements. Les problèmes sexuels étaient fréquents notamment chez les patientes opérées pour cancers gynécologiques.
• L'évaluation de la qualité de vie selon l'échelle de SPITZER et le FACT-G a révélé que la qualité de vie est dégradée de façon importante chez 6% des patientes, moyenne chez 33%, minime chez 61% des patientes.
L'amélioration de la qualité de vie de ces patientes est multidisciplinaire. Elle impose le choix des thérapeutiques les moins invalidantes, la prévention et le contrôle des effets secondaires, la prise en charge psychologique et la réinsertion socioprofessionnelle adéquate.
Mots clés : Cancérologie, Gynécologie, Psychologie, Tumeurs Gynécologiques, Qualité de vie, Prise en charge.
Etude des facteurs de risque des troubles mentaux chez l'épileptique. A propos de 200 cas. [Sayadi Latifa ép Besbes, Monastir 1999]
Aspects psychologiques, psychiatriques et qualité de vie chez les patients atteints de la maladie de Behcet. [Cherif Trabelsi Mouna, Sfax 2001]
La qualité de vie en dermatologie. [Ben Ammar Hatem, Tunis 2001]
La peau située à l'interface entre le corps et le monde extérieur, est une zone privilégiée des interactions entre l'individu et la société.
La qualité de vie est un concept assez large, dont la mesure est particulièrement utilisée au cours des affections chroniques y compris en dermatologie.
L'objectif de notre travail a été d'étudier la qualité de vie en dermatologie, tout en élaborant une version tunisienne de l'échelle Skindex-29, pour cela nous avons questionné 60 malades, dont 20 sont atteints de psoriasis, 20 sont atteints de vitiligo et 20 sont atteints d'onychomycoses.
L'évaluation des propriétés psychométriques du questionnaire a été satisfaisante.
Les dermatoses chroniques ont altéré la qualité de vie des patients. Cette altération touche par ordre décroissant les malades atteints de psoriasis (score total =54,9%), de vitiligo (score total =34,8%), et d'onychomycoses (score total =25,3%) avec p<10-3. Les malades ont été particulièrement sensibles à l'atteinte des zones découvertes p=0,017, et notamment du visage p=0,05. Ces résultats sont conformes aux données de la littérature relative au sujet.
La version tunisienne du Skindex-29 permettra une meilleure adéquation entre les aspirations des patients et la nature de la prise en charge offerte par les dermatologues.
Mots clés : Qualité de vie, Echelle d’évaluation, Psoriasis, Vitiligo, Onychomycose.
Santé mentale et infertilité féminine: Concepts et mesure. [Amor Mounir, Monastir 2001]
Santé mentale et qualité de vie du diabétique: concepts et mesure. [Faouel Noura, Monastir 2002]
Le diabète sucré est un problème majeur de santé publique en Tunisie. Source de réactions psychologiques assez variées, le diabète peut aboutir à des problèmes de santé mentale à type de détresse psychologique, voire d'authentiques troubles anxieux et dépressifs, altérant par la même de façon significative la qualité de vie des malades.
L'étude présentée est une enquête transversale réalisée sur une période de quatre mois du premier février jusqu'au 31 mai 2001 auprès de 250 diabétiques suivis à la consultation externe et au service de médecine interne et d'endocrinologie au CHU Mahdia.
Le but est d'apporter une contribution objective à l'évaluation de l'impact de la maladie diabétique sur la santé mentale et la qualité de vie de ces patients, afin d'améliorer la qualité de la prise en charge ce qui permettra une personnalisation et une meilleure adhésion au traitement.
La mesure de la santé mentale de nos diabétiques nous a permis d'identifier une détresse psychologique et une mauvaise adaptation psychologique chez 41,2 % des cas ; une symptomatologie anxieuse majeure dans 20,8 % des cas et une symptomatologie dépressive sévère dans 20,4 % des cas.
L'évaluation de la qualité de vie en utilisant la MOS SF-36 nous a permis de retrouver un score moyen global de 47,75 et une altération de la qualité de vie de nos patients dans 71,6% des cas.
L'approche analytique nous a permis de relever que la probabilité de présenter une symptomatologie dépressive ou une altération de la qualité de vie est corrélée à des variables quantitatives et qualitatives.
L'étude de lien entre qualité de vie et santé mentale nous a permis de retrouver que la présence d'une souffrance psychologique, d'une mauvaise adaptation et d'une symptomatologie anxieuse ou dépressive sont corrélés positivement à une altération de la qualité de vie.
La mesure de la santé mentale et de la qualité de vie du diabétique contribue à l'amélioration de la prise en charge globale et permet au patient de devenir un interlocuteur actif et sensible à l'action du médecin dans ses conduites thérapeutiques.
Mots clés : Santé mentale, Qualité de vie, Echelles de mesures, Diabète Facteurs de risque.
Qualité de vie et santé mentale de l'hémodialysé. [Ghachem Anouar, Monastir 2003]
L'hémodialyse itérative en tant que traitement substitutif de l'insuffisance rénale terminale a considérablement amélioré l'espérance de vie des patients hémodialysés. Toutefois, ce traitement, en raison des impératifs thérapeutiques, de l'atteinte de l'intégrité physique et des perturbations de la vie familiale et socioprofessionnelle, entraîne une souffrance cliniquement significative pouvant aboutir à des problèmes de santé mentale et par la même à une altération de la qualité de vie.
Le présent travail est une enquête transversale réalisée du 2 Février au 29 Avril 2002 auprès de 162 hémodialysés dans quatre centres situés dans les gouvernorats de Mahdia et de Monastir.
Le but est d'apporter une contribution objective à l'évaluation de l'impact de l'hémodialyse itérative sur la santé mentale et la qualité de vie des patients. Nos objectifs étaient essentiellement de mesurer la santé mentale et la qualité de vie à l'aide du GHQ et du KDQOL-SF.
L'étude des caractéristiques de l'hémodialyse nous a permis de retrouver une ancienneté supérieure à 15 ans (3,1%), une fréquence bihebdomadaire de séances (47,5%), une durée de séance de moins de 4 heures (52,5%), une prescription de l'Erythropoïétine recombinante humaine (4%) et une insuffisance de la "dose de dialyse" (42%).
L'évaluation de la santé mentale nous a permis de retrouver une symptomatologie anxio-dépressive chez 51,85% des hémodialysés.
La mesure de la qualité de vie nous a permis de retrouver un score moyen global de 55,22 au KDQOL-SF et une altération de la qualité de vie dans 65% des cas en se référant à la valeur seuil de 66,7 du score moyen global du SF-36.
L'approche analytique nous a permis de relever que la survenue d'une altération de la qualité de vie est corrélée essentiellement à l'absence d'autonomie, au sexe féminin, à l'âge avancé et au faible niveau socioéconomique et que la survenue d'une symptomatologie anxio-dépressive est corrélée à l'absence d'autonomie et d'activité professionnelle.
L'étude du lien entre santé mentale et qualité de vie nous a permis de retrouver une corrélation entre la présence d'une symptomatologie anxio-dépressive et une baisse des scores moyens du KDQOL-SF indiquant une altération de la qualité de vie.
Mots clés : Hémodialyse, Qualité de vie, Santé mentale, Évaluation.
Cancer, qualité de vie, et troubles psychiatriques. A propos d'une étude comparative réalisée auprès de 50 patientes traitées pour cancer du sein. [Ben Amor Cyrine, Tunis 2004]
Le cancer est une pathologie lourde, invalidante et mortelle. Il est associé à des représentations socioculturelles variées ainsi qu’à une détresse psychologique très variable selon les individus et les sociétés.
Malgré l’amélioration de l’efficacité des thérapeutiques et l’allongement de la survie des patients, d’autres préoccupations sont apparues : le poids des traitements et leurs toxicités, le retentissement psychologique et social de la maladie et de son traitement. Le concept de qualité de vie et de soins fait partie intégrale, actuellement, des essais cliniques, des choix thérapeutiques et du suivi des patients traités pour cancer.
Nous avons mené une enquête auprès de 50 patientes, traitées pour cancer du sein et suivies à l’institut Salah Azaiez, et d’un groupe témoins issu de la population générale.
Ce travail a pour objectifs : de décrire les répercussions personnelles, familiales, professionnelles, sociales et du cancer du sein, de comparer la qualité de vie des patientes par rapport à la population générale et de dépister les troubles psychiatriques.
Dans notre population nous avons relevé que 11% des patientes présentent des difficultés avec leurs enfants, 26% avec leur conjoint, 9% ont divorcé suite à l’apparition du cancer et 40% déplorent une modification de leur vie sexuelle. Sur le plan professionnel, 48% des patientes ont abandonné leur profession et 36% décrivent une détérioration de leurs relations et de leurs ambitions professionnelles. Nous avons trouvé également que 31% des patientes ont recours à la tradithérapie simultanément au traitement conventionnel et que 28% sont favorables à l’euthanasie.
A l’échelle SF-36 de qualité de vie, on a relevé une altération significative de la santé générale, psychique ainsi que l’existence de la douleur chez ces patientes en rémission, comparées aux témoins ; alors que le QLQ-C30 a permis de détecter une détérioration significative de la dimension émotionnelle de la qualité de vie.
L’inventaire de Beck de la dépression, a permis le dépistage de 28% de cas de dépression modérée et sévère.
On conçoit la nécessité d’une intégration de l’évaluation psychologique, de la qualité de vie des patientes à toutes les phases du suivi et la formation d’équipe qualifiée au soutien et à la prise en charge de ces malades.
Mots clés : Qualité vie, Tumeurs, Psychologie, Psychiatrie.
4. Troubles liés à une substance :
4-a- Troubles liés à l’alcool :
Les aspects psychosociaux de l'alcoolisme en Tunisie (À propos de 306 cas). [Annabi Mohamed, Tunis 1977]
L'alcoolisme dans le milieu des Dockers de Tunis. [Elaissaoui Moncef, Tunis 1981]
Contribution à l'étude des aspects psychiatriques de l'alcoolisme en Tunisie. [Fitouri Abdessatar, Tunis 1993]
Après avoir rapporté, les données de la littérature concernant les aspects socioculturels, cliniques et étiopathogéniques de l'alcoolisme chronique, nous avons procédé à l'étude de 83 dossiers d'éthyliques, recensés à partir de 2509 entrants dans un service de psychiatrie de l'hôpital RAZI, au cours d'une période de 13 ans (1980-1992).
Les patients, en majorité de sexe masculin (une femme pour 24 hommes), avaient dans la plupart des cas (62,6%) entre 21 et 40 ans, 48,7% étaient mariés et de conditions socio-économiques modestes (55% "sans profession" ou "travailleurs occasionnels").
Les conduites alcooliques observées étaient dans 55,4% des cas périodiques et massives. Un malade sur deux avait des antécédents judiciaires.
Les tableaux cliniques présentés étaient, par ordre de fréquence décroissant : les syndromes délirants et/ou hallucinatoires (30,1%) les ivresses pathologiques (l6,9%), les delirium tremens (15,7%) les troubles de l'humeur (13,3%), les troubles caractériels (8,4%), les syndromes névrotiques (6%) et les états démentiels (6%).
Sur le plan psycho dynamique, le fonctionnement psychique était dominé par : l'oralité, l'homosexualité, la tendance au passage à l'acte et un masochisme érogène.
Mots clés : Alcoolisme, culture, Psychiatrie, Psychopathologie.
L'alcoolisme en Tunisie: Approche médico-psychologique et psycho-sociale. [Dellagi Fatma, Tunis 1994]
Le but de notre travail est de comparer les formes cliniques de 1'alcoolisme telles qu'elles sont décrites dans les pays occidentaux, aux modalités de consommation d'alcool dans notre contexte socioculturel présumé intolérant. Nous nous sommes basés essentiellement sur une enquête auprès de 130 buveurs et sur l'étude de quelques dossiers de patients alcooliques. Les résultats montrent qu'il s'agit d'une consommation excessive (en moyenne 8 bouteilles de bière ou 1,8 bouteille de vin) et qu'au cours du mois de Ramadan, l'abstinence n'est responsable d'aucune symptomatologie de sevrage. Ce phénomène particulier nous a amenés à évoquer un certain nombre d'hypothèses pour expliquer la rareté de l'alcoolo-dépendance, en Tunisie.
Mots clés : Alcool, Alcoolisme, Culture, Alcoolopathie.
L’Alcoolisme en Milieu Psychiatrique. [Maoui Sabri, Monastir 1997]*
4-b- Troubles liés au Cannabis :
Toxicomanie au cannabis et ses complications. A propos de 58 cas. [Ben Rhayem Slim, Tunis 2004]
La toxicomanie au cannabis est un sujet d'actualité, qui fait l'objet d'une importante discussion.
Les objectifs de l'enquête ont été :
1. D'étudier le profil épidémiologique et clinique du toxicomane au cannabis.
2. De rechercher les spécificités de cette toxicomanie.
3. De mettre en évidence les complications de cette forme d'addiction.
Il s'agit d'une enquête type descriptive et rétrospective.
La population a été composée d'un échantillon de 58 patients hospitalisés.
Le toxicomane au cannabis apparaît comme une personne de sexe masculin a 90%, âgé en moyenne de 30 ans, célibataire, issue d'un milieu économique moyen ou défavorable avec un emploi précaire ou au chômage.
Une personnalité pathologique a été retrouvée. La personnalité antisociale dans 25% suivie de la personnalité évitente l6%, puis schizoïde 14%, dépendante 9%, histrionique 5%, et enfin de type borderline 5%.
14% des patients sont atteints de schizophrénie.
80% des usagés présentent une dépendance au cannabis.
La durée moyenne de la toxicomanie est de 10 ans.
Le nombre moyen de joint est de 5 par jour.
Le motif essentiel de rencontre du sujet avec le cannabis est l'intégration à un groupe (45%) suivie de la lutte contre un conflit (29%).
45% des patients associent l'héroïne.
64% des patients ont présenté différents troubles induits d'expressions diverses.
Les complications sociales décelées dans notre échantillon sont importantes, puisque nous avons retrouvé un absentéisme dans 37% ainsi qu'une restriction social dans 60%.
La toxicomanie au cannabis est également responsable de problèmes légaux dans plus de 50%.
Ce travail montre l'importance de la comorbidité, et l'étendue des complications psychiatriques et sociales liées à la toxicomanie au cannabis.
Mots clés : Toxicomanie, Cannabis, Dépendance, Complication.
4-c- Troubles liés à la nicotine :
Le tabagisme chez les enseignants de Kalaa Kebira: épidémiologie et perspectives de prévention. [Zeineb Amira ép Kaouel, Sousse 1994]
L'objectif de ce travail est d'étudier l'ampleur du phénomène tabagique chez les enseignants de la commune de Kalaâ-Kebira (Sousse-Tunisie). Il s'agit d'une enquête descriptive, transversale et exhaustive: utilisant un questionnaire auto administré distribué à 402 professeurs et instituteurs (taux de participation 89%). La population d'étude est constituée de 358 enseignants dont 40,5% sont des professeurs de l'enseignement secondaire et 53,6% sont de sexe masculin, la moyenne d'âge est de (35,76 ± 7,9) ans. Les principaux résultats sont : la prévalence globale du tabagisme chez les enseignants est de 29,32% (51,6% chez les homme et 3,61% chez les femmes). Le taux des ex fumeurs est de 10,34%. 58% des fumeurs consomment plus que 20 cigarettes par jour. 78,7% des fumeurs sont dépendants à la nicotine selon le test de Fagertröm. La moitié des fumeurs souffrent d'au moins un signe fonctionnel respiratoire (toux, dyspnée, expectoration). 42,4% des enseignants sont mal informés de la gravité du tabac. 77,9% du corps enseignant sont favorables à la lutte antitabac, cependant les 3/4 des enseignants fumeurs ne s'abstiennent pas de fumer devant leurs élèves. La prévalence tabagique masculine chez les enseignants est proche de celle des médecins et de l'adulte tunisien en général. L'ampleur du phénomène tabagique chez les enseignants de Kalaâ-Kebira est identique à celle de certains pays Européens et Africains. Une insuffisance des connaissances a été notée limitant ainsi le rôle de modèle et de relais de l'information que doit jouer l'enseignant. Le tabagisme des enseignants, point de départ de l'intoxication tabagique des élèves, est un obstacle majeur à la réussite des programmes de lutte anti-tabac. Un programme d'éducation pour la santé destiné au corps enseignant est indispensable.
Mots clés : Médecine Communautaire, Tabagisme, Corps enseignants, Prévention, Education sanitaire.
4-d- Troubles liés aux opiacés :
La toxicomanie aux opiacés: A propos de 39 cas hospitalisés. [Trabelsi Inès ép Bennys, Tunis 1998]
Les toxicomanies occupent une place prépondérante dans l'actualité médico-sociale.
Les dépendances aux opiacés, particulièrement à l'héroïne sont parmi les plus graves et les divers recours thérapeutiques demeurent aléatoires.
Malgré les progrès de la neurobiologie et des études comportementales, il demeure difficile d'élucider l'étiopathogénie de ce trouble dont semble à l'origine, une vulnérabilité qui serait la résultante de facteurs biologiques, d'une sociogenèse et d'une psychogenèse.
Notre travail a consisté à tenter d'établir le profil clinique, épidémiologique et thérapeutique du toxicomane aux opiacés hospitalisé. Ceci à partir d'une étude rétrospective, portant sur 39 patients toxicomanes aux opiacés et avec l'appoint d'un groupe témoin composé de 39 toxicomanes à des produit autres qu'opiacés. Il apparaît que la toxicomanie aux opiacés est une pathologie essentiellement masculine atteignant surtout des adultes jeunes. 74% de nos patients ont commencé à consommer ces substances à l'étranger. Le produit de prédilection est l'héroïne. Près du quart ont fait l'objet de poursuites judiciaires. D'autre part, ses complications somatiques s'avèrent lourdes. Deux patients sont décédés du SIDA. Un patient est atteint d'hépatite B chronique. Un patient est atteint de syphilis. Enfin il ne semble exister aucune stratégie thérapeutique particulière quant à leur prise en charge. Ainsi ces particularités de la toxicomanie aux opiacés rendent urgent l'organisation de soins pluridisciplinaires pour ces patients souvent en détresse.
Mots clés : Toxicomanie, Opiacés, Epidémiologie, Clinique, Traitement.
La Toxicomanie en Tunisie. En - sommes- nous encore à l'abri? A propos de 33 cas. [Hamza Houda ép Khalfallah, Tunis 1988]
Les toxicomanies. Aspects sociologiques et cliniques. A propos de 121 cas du 1/1/1982 au 1/3/1993. [Hsairi Amel, Sfax 1994]
A propos des modes d'entrée dans la schizophrénie. Etude à partir de 300 observations. [Sahloul Habiba ép Ayoub, Tunis 1986]
Les psychoses schizoaffectives. [Boulila Salim, Tunis 1986]
Contribution à l'évaluation du devenir des schizophrènes. Étude de suivi sur cinq ans (Á propos de quatre vingt cas). [Essâafi Tawfik, Monastir 1991]
Facteurs génétiques dans la schizophrénie: Etude d'association schizophrénie-gènes des récepteurs dopaminergiques D2 et D3. [Amara Mohamed Yahia, Sousse 1994]
La schizophrénie est une maladie aliénante d'étiologie inconnue, qui touche 1% de la population générale,
La participation de facteurs génétiques dans la genèse de cette affection est très probable.
Notre travail consiste en une étude génétique d’association qui cherche la fréquence allélique d'un marqueur des gènes des récepteurs dopaminergiques D2 et D3, chez un groupe de 42 patients et chez 44 témoins.
Les résultats n'objectivent pas d'association marqueur-maladie dans cet échantillon de schizophrènes originaires du Sahel Tunisien.
Nos résultats sont en accord avec ceux obtenues par certains auteurs.
Cependant d'autres études trouvent récemment chez les schizophrènes un taux d'homozygotes plus élevé que celui des témoins, pour un marqueur des gènes du récepteur D3.
Ces divergences des résultats obtenus sont dues aux difficultés de l'application de la génétique moléculaire à la schizophrénie. En effet l'expressivité de cette psychose est variable, son phénotype est peu précis et sa pénétrance est incomplète.
Une hétérogénéité génétique est probable pour cette maladie.
L'extension de notre étude à d'autres malades sera concluante pour affirmer ou exclure une association entre la schizophrénie et les gènes des récepteurs dopaminergiques D2 et D3.
Mots clés : Psychiatrie, Génétique, Schizophrénie Marqueurs Génétiques.
Héboïdophrénie. Approche clinique, éthiopathogénique et médicolégale. A propos de 8 cas. [Jedidi Slim, Sfax 1995]
Schizophrénies familiales. A propos de 16 familles et 40 cas. [Halouani Adel Ben Mokhtar, Sfax 1995]
Les troubles cognitifs chez les schizophrènes. [Turki Sana, Tunis 1996]
Le but de notre travail était d'étudier les structures cognitives chez les schizophrènes, de situer leur niveau de raisonnement et de vérifier l'existence d'un déséquilibre de l'assimilation sur l'accomodation des opérations de leur raisonnement.
La population étudiée se composait de 50 sujets schizophrènes et de 50 témoins à qui nous avons passés 3 tests: l'échelle de pensée de Longeot, la figure de Rey et l'échelle des signes positifs et négatifs de la schizophrénie (PANSS).
L'attention, la perception de l'espace et la mémoire de fixation sont défaillantes chez tous les schizophrènes.
Leur raisonnement se situe entre le stade concret B et le stade préformel du développement cognitif de Piaget.
Il existe au niveau de leur raisonnement une perturbation de l'équilibre assimilation -accomodation avec soit une hyper -accomodation, soit une hyper - assimilation.
Mots Clés : Schizophrénie, Troubles cognitifs.
Schizophrénie masculine et schizophrénie Féminine (À propos de 325 cas). [Riahi Lassaad, Tunis 1997]
Les études épidémiologiques consacrées à la schizophrénie ont montrées que le sexe des malades influence l'expression clinique et le pronostic de la maladie. Le but de notre travail était d'étudier les différences cliniques, pronostiques et thérapeutiques chez des schizophrènes de sexe masculin et féminin, en pratique hospitalière, en Tunisie.
Cette étude a été réalisée dans un service hospitalo-universitaire de psychiatrie à Tunis à partir des dossiers de malades schizophrènes, diagnostiqués selon les critères du DSM III R et hospitalisés au cours des années 1994 et 1995.
Ce travail a concerné 325 malades.
L'analyse statistique des corrélations entre le sexe des malades et les paramètres sociodémographiques, cliniques et thérapeutiques a permis de montrer que la schizophrénie masculine était de pronostic plus sévère que la schizophrénie féminine. Sur le plan symptomatique, elle débutait plus tôt (25,4 ans versus 27 ans) et le taux d'hospitalisation était plus élevé (sexe ratio 2,69/1). Sur le plan de l'insertion familiale, les femmes étaient plus adaptées, plus souvent mariées (34,1 % versus 9,7 %) et avaient plus d'enfants (3,5 versus 2,1) que les hommes.
Par delà les facteurs biologiques, et en particulier endocriniens et génétiques, il a été possible de montrer, dans cette étude, que les différences de pronostic pouvaient, en partie du moins, être expliquées par des facteurs socioculturels dépendant de l'attitude des familles. Cette attitude familiale expliquait également la plus grande dépendance des femmes schizophrènes de leur milieu familial.
Mots clés : Facteur sexuel, schizophrénie, épidémiologie, facteurs sociaux, ethnopsychiatrie.
Schizophrénie et psychose maniaco-dépressive: Indépendance nosologique ou continuum psychotique. Etude comparative des formes d'entrée. [Chaîrat Rym, Tunis 1997]
Les formes trompeuses de début de la psychose maniaco-dépressive sont fréquentes. (Jusqu’à 50% des bipolaires).
Notre étude, rétrospective, a réalisé une comparaison des tableaux d'entrée de 30 bipolaires et de 30 schizophrènes.
Nous avons retenu des facteurs et des symptômes pertinents et prédictifs d’une évolution vers la psychose maniaco-dépressive : le début aigu (p=3x10-6), la bonne adaptation sociale prémorbide (p=74x l0-7), le facteur déclenchant à type de perte (p = 17 x 10-4), les troubles de !a conscience (p = 55 x 10-8), la logorrhée (p = 3 x 10-4), les idées de grandeur (p = 17 x 10-3), l'hyperactivité motrice (p = l9x 10-3) et l'hyperthymie expansive (p=77x 10-6),
Les affects émoussés sont le symptôme le plus pertinent d'élimination d'une évolution vers la psychose maniaco-dépressive (p = 11 x 10-6).
Il est certain que plus le diagnostic est valide, plus la prise en charge, en particulier thérapeutique, et le pronostic seront meilleurs.
Mots clés : Diagnostic, Pronostic, Psychose maniaco-dépressive, Schizophrénie, Troubles bipolaires.
Troubles schizophréniformes: Facteurs de pronostic et évolution (A propos de 100 cas). [Binous Outaïl, Tunis 1998]
Enquête sur la saison de naissance des schizophrènes en Tunisie. [Ben Zineb Sarrah, Tunis 1998]
La schizophrénie est une pathologie encore difficile à cerner, du fait de son hétérogénéité clinique et très probablement aussi étiopathogénique. Les recherches actuelles mettent l'accent sur deux grands axes, celui d'une prédisposition génétique pour la maladie, et celui qui considère la participation de facteurs environnementaux précoces à la pathogenèse des troubles. A l'appui de cette dernière théorie, plusieurs études épidémiologiques en hémisphère nord ont montré que les schizophrènes naissaient plus fréquemment durant les mois d'hiver et au début du printemps. Ce travail s'est proposé d'étudier le profil saisonnier de la répartition des dates de naissances d'une population de 1127 schizophrènes (diagnostic DSM III-R) nés en Tunisie, comparé à celui de la population générale. Un excès de naissances (+14.15%) significatif durant le premier quartier de l'année, ainsi qu'un déficit (-15,90%) durant le troisième quartier (prédominant chez les hommes : -18,32%) ont été mis en évidence. Des corrélations avec certains facteurs sociodémographiques et cliniques - tels que le sous-type de schizophrénie, l'existence d'antécédents familiaux psychiatriques, la densité de population de la région d'origine, et le niveau socio-économique - ont ensuite été effectuées. Lés hypothèses étiopathogéniques ont enfin été discutées à la lumière des données de la littérature, en particulier le rôle éventuel des agents viraux responsables des épidémies de diarrhée estivales.
Mots clés : Schizophrénie, Psychose, Saison de naissance, Facteurs environnementaux.
La dépression chez les schizophrènes. [Sebeï Ridha, Monastir 1999]
La schizophrénie: Profil clinique et évolutif (A propos de 80 cas). [Beyaoui Fethi, Monastir 1999]
La dépression dans la schizophrénie. [Ben Azzouz Olfa, Tunis 2003]
La survenue d’un épisode dépressif au cours d’un trouble schizophrénique est un événement dans la fréquence moyenne est estimée à 25%. Il aggrave le cours évolutif de la maladie et majore le risque suicidaire. En pratique, le diagnostic de dépression au cours de la schizophrénie est sous évalué en raison des difficultés du diagnostic différentiel avec les symptômes déficitaires.
L’objectif de notre travail a été d’évaluer la fréquence de la dépression, d’en identifier les facteurs de risque, ainsi que les caractéristiques diagnostiques et pronostiques au sein d’une population de 70 consultants, suivis pour schizophrénie selon le DSM IV, en utilisant notamment une échelle d’évaluation de la dépression adaptée à la pathologie schizophrénique (l’échelle de Calgary).
Notre étude, retrouve une fréquence élevée de la dépression au cours de la schizophrénie(31%), avec comme facteurs de risque, un haut niveau intellectuel, des antécédents familiaux et personnels de dépression et de tentatives de suicide, ainsi qu’une forme positive de la maladie. Il n’existe pas de corrélation entre la symptomatologie dépressive, évaluée par l’échelle de Calgary et la symptomatologie déficitaire ni extrapyramidale.
Le fonctionnement global sur l’année est significativement moins bon chez les déprimés comparés aux non déprimés.
Nos résultats, rejoignent un certains nombre de données de la littérature, sur le plan de la fréquence, des caractéristiques cliniques et pronostiques. Ils confirment l’intérêt de l’échelle de Calgary comme instrument spécifique pour l’évaluation de la dépression au cours de la schizophrénie.
Mots clés : Schizophrénie, Dépression, Psychométrie, Antidépresseurs.
Les symptômes négatifs de la schizophrénie. [Kallel Lassaad, Tunis 2003]
Le syndrome déficitaire de la schizophrénie désigne l’ensemble des symptômes négatifs prononcés, durables et primaires.
L’objectif de notre travail était de décrire le profil épidémiologique, clinique, psychométrique, thérapeutique, évolutif et social du patient déficitaire ensuite de le comparer au non déficitaire.
Nous avons effectué une étude transversale rétrospective, comparant des patients atteints de schizophrénie avec et sans syndrome déficitaire. Notre population était composée de 80 patients atteints de schizophrénie selon les critères du DSM IV et en période de stabilisation clinique. Nous avons utilisé un questionnaire et trois échelles d’évaluation clinique : l’échelle d’évaluation de la symptomatologie négative et positive, l’instrument diagnostique du syndrome déficitaire et l’échelle de Simpson et Angus.
La proportion du syndrome déficitaire était de 42,5%. Une mauvaise adaptation prémorbide, a été retrouvée chez une majorité significative (82%) des déficitaires, avec un début insidieux (76%) et une évolution grave caractérisée par un dysfonctionnement global (68%). L’arrêt de toute activité professionnelle ou scolaire représente la modalité évolutive la plus fréquente chez les déficitaires (82%), d’où une situation de dépendance matérielle (80%). Une prescription importante de neuroleptiques à action prolongée (59%) a été retrouvée ainsi que des posologies élevées (dose moyenne en équivalent chlorpromazine = 977 mg/jour), et un recours peu fréquent (14%) aux antipsychotiques atypiques.
Notre travail confirme donc, que le syndrome déficitaire de la schizophrénie est une entité spécifique. Par ailleurs il est important de repérer les symptômes négatifs.
Mots clés : Schizophrénie, Déficit, Psychométrie, Diagnostic
Schizophrénie et insight. A propos de 60 cas. [Mnif Slim, Tunis 2004]
La conscience des troubles ou insight a suscité récemment un regain d’intérêt en psychiatrie. La majorité des auteurs s’accordent sur le fait qu’un insight altéré chez les schizophrènes est à l’origine d’une mauvaise adhésion au traitement, d’un mauvais fonctionnement psychosocial, d’un mauvais pronostic et d’une mauvaise qualité de vie.
Les études sur l’insight se sont multipliées, afin de comprendre son origine, et de cerner les facteurs susceptibles de l’améliorer, et d’améliorer la qualité de vie des schizophrènes.
L’objectif de notre étude a été d’explorer les différentes dimensions de l’insight, et de rechercher l’existence d’éventuelles corrélations entre l’insight, et les caractéristiques sociodémographiques, les antécédents, le mode d’hospitalisation, la clinique, et l’observance thérapeutique.
Notre travail a porté sur 60 schizophrènes retenus selon les critères du DSM IV, en utilisant notamment l’échelle SUMD pour l’étude de l’insight.
Notre étude a permis de constater que 40 à 50% de nos patients ont un bon niveau de conscience concernant le fait d’avoir une maladie mentale, l’effet du traitement et les conséquences sociales de la maladie. Cependant, en tenant compte à la fois de la conscience et surtout de l’attribution des divers symptômes, les chiffres baissent à 20% de bon insight.
L’insight était meilleur chez les patients : ayant moins de symptômes globaux, ayant moins de symptômes positifs, ayant une forme clinique indifférenciée, ayant une symptomatologie dépressive, suivis en ambulatoire et adhérents à leurs traitements.
Mots clés : Schizophrénie, conscience, psychologie, psychiatrie.
Trouble schizoaffectif: Problématique nosographique, diagnostique et pronostique. A propos de 50 cas. [Ferchiou Abdelaziz, Tunis 2005]
Le trouble schizoaffectif a, depuis ses premières descriptions, soulevé le problème de son appartenance nosographique et de l'existence d'un continuum psychotique entre la schizophrénie et les troubles de l'humeur.
Nous avons mené une étude rétrospective, comparant 50 patients schizoaffectifs à 50 patients schizophrènes au début de la maladie et après un suivi moyen de 14 ans.
Nous avons tenté d'individualiser des indices de prédiction d'une évolution vers un trouble schizoaffectif, ainsi que les facteurs influençant le pronostic de ce trouble.
Nous avons relevé des facteurs pertinents en faveur du trouble schizoaffectif par rapport à la schizophrénie, dés le début de la maladie :
Plus d'antécédents familiaux de troubles de l'humeur (p=0.003), moins de personnalité prémorbide de type schizoïde (p=0.002), un meilleur fonctionnement prémorbide (p=0.0002), moins de débuts insidieux (p= 0.006) et plus d'événements précipitants (p=0.0009).
Le pronostic du trouble schizoaffectif est globalement meilleur que celui des schizophrènes (p=0.03) notamment pour l'insertion professionnelle (p=0.003) et la qualité des intervalles (p=0.03).
Nous avons essentiellement retenu comme facteurs pronostics du trouble schizoaffectif : le mode de début aigu (p=0.03), l'existence d'un événement précipitant (p=0.0002), la fréquence annuelle des épisodes (p=0.04). L’existence d'un épisode schizomixte (p=0.00001). Le délai de mise sous traitement thymorégutateur (p=0.04) et la qualité de l'observance thérapeutique (p=0.003). '
En conclusion, le trouble schizoaffectif se démarque de ta schizophrénie sur plusieurs points mais semble être un groupe plus hétérogène, appelant à une reconsidération de ses critères nosographiques.
Un diagnostic précoce et une prise en charge adéquate permettent une meilleure évolution au long terme et un pronostic meilleur pour ce trouble.
Mots clés : schizophrénie, Trouble bipolaire, Diagnostic différentiel, Evolution, Pronostic
La paranoïa: Approche clinique et psychopathologique (A propos de 40 cas). [Aissa Zohra Ben Slama, Tunis 1989]
Les troubles psychotiques aigus. Analyse des caractéristiques cliniques et évolutives. [Ben Jelloun Ali, Monastir 1999]
La psychose aigue nuptiale. Approche clinique et psychopathologique. A propos de 14 observations. [Mokrani Olfa ép Fahem, Monastir 2001]
8. Trouble psychotique dû à une affection médicale générale :
Atteintes psychiatriques au cours des endocrinopathies. [Bouhali Ridha, Tunis 1996]
Les progrès récents de la neuro-endocrino-immunologie, la mise en évidence de l'importance du rôle des systèmes nerveux et endocrinien dans l’immunorégulation ont ravivé l’intérêt que suscitait l'association de troubles endocriniens et dysimmunitaires aux troubles psychiques. Nous rapportons une série de 8 patients présentant une telle pathologie d’origine non iatrogène, recrutés dans un milieu psychiatrique. L’endocrinopathie était méconnue dans 5 cas. Deux de ces malades souffraient d'une symptomatologie attribuée à une psychose chronique (une psychose paranoïde et une schizophrénie hébéphrénique). Dans les trois autres cas, la pathologie endocrinienne fût révélée par un épisode d'agitation aigue. Chez les trois autres patients, des troubles psychiatriques variés ont compliqué l'évolution d'une endocrinopathie déjà diagnostiquée. Une régression partielle ou totale des désordres psychiques a été observée après correction du trouble hormonal ou métabolique associé à l'affection endocrinienne.
Mots clés : Endocrinopathie, Troubles psychiques, Hyperthyroïdie, psychoses chroniques.
9-a- Trouble dépressif majeur :
La dépression majeure avec caractéristiques psychotiques. A propos de 36 cas hospitalisés au service de psychiatrie du C.H.U de Monastir. [Bedoui Abdelkarim, Sousse 1995]
La dépression masquée. A propos de 41 cas. [Abbes Mohamed Habib, Sousse 1995]
Ce travail a été réalisé en s’appuyant sur l’étude de 41 dossiers de patients ayant consulté dans le service de psychiatrie pendant la période allant du mois de Janvier 1991 au mois de Décembre 1993. Il ressort de cette étude que la moyenne d'âge de la dépression masquée est de 39,5 ± 13 ans, avec 43 ± 14 ans pour les hommes et 36 ± 11 ans pour les femmes,
L'étude clinique montre une nette prévalence des plaintes somatiques constituées essentiellement de fatigue, d'insomnie, d'anorexie et de céphalées.
Les variations selon le sexe montrent une tendance plus nette à la somatisation chez les femmes. Les idées suicidaires sont deux fois plus fréquentes en milieu urbain. L'observance est moins bonne et les délais de réponse au traitement sont plus longs en milieu rural.
Le traitement se base essentiellement sur les antidépresseurs tricycliques à composante sédative (Amitriptyline dans 44% des cas), les résultats thérapeutiques sont bons avec un taux de guérison totale dans 68% des cas et un résultat moyen dans 24% des cas.
Mots clés : Psychiatrie, Dépression, Adulte.
La dépression majeure avec caractère saisonnier. Etude des caractéristiques épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques et évolutives (À propos de 16 cas). [Mrad Amel, Monastir 2001]
Le trouble affectif saisonnier est une entité nosographique récemment individualisée dans les classifications internationales des troubles mentaux. Les objectifs de ce travail étaient d'estimer la fréquence de la dépression avec caractère saisonnier (DCS) en milieu hospitalier, de décrire ses caractéristiques épidémiologiques, cliniques et évolutives et de discuter l'apport des différents moyens thérapeutiques dans la prise en charge de ces dépressions. Il s'agit d'une étude rétrospective et comparative, pratiquée au service de psychiatrie de l'EPS de Monastir, portant sur 16 patients hospitalisés pour DCS, comparés à un groupe témoin constitué de 32 patients déprimés non saisonniers. La fréquence de la DCS a représenté 8,8% de l'ensemble des dépressions majeures.
Cette dépression rentrait dans le cadre d'un trouble dépressif majeur récurrent dans 75% des cas. Elle se caractérisait par un âge de début moyen de 30 ans, une légère prédominance féminine (56,3%), un début hivernal (75%), une fréquence de la dysphorie et des signes atypiques avec rareté des caractéristiques psychotiques et des idées suicidaires.
Le tableau dépressif était d'une sévérité légère à moyenne dans 68% des cas. Notre étude a permis de mettre le focus sur cette entité nosographique relativement récente et ouvre la voie pour d'autres études concernant les aspects neurobiologiques et génétiques de la DCS.
Mots clés : Episode dépressif majeur, Caractère saisonnier, Latitude, Signes atypiques, Chronobiologie, Luminothérapie.
Epidémiologie des troubles dépressifs dans les centres de soins de santé de base de la région de Monastir. [Lakhdhar Hafedh, Monastir 2002]
Trouble dépressif majeur et anxiété chez la femme Tunisienne entre 45 et 65 ans: Etude sur 930 cas. [Ayari Fatma, Tunis 2005]
Nous avons participé au PROTOCOLE MENOPAUSE TUNISIE (Perception et vécu de la ménopause par la femme Tunisienne entre 45 et 64 ans), sous l'égide de l'Office National de la Famille et de la Population, en collaboration avec plusieurs autres intervenants. L'objectif principal de ce travail était de déterminer la prévalence ponctuelle des symptômes dépressifs, du trouble dépressif majeur, du trouble dysthymique ainsi que le niveau global d'anxiété dans une population de 930 femmes tunisiennes âgées de 45 à 64 ans et résidant dans la région du Grand Tunis.
Il s'agit d'une étude transversale, à travers un questionnaire réalisé ad hoc, comprenant entre autres le Women's Health Questionnaire (WHQ), les sections du Mini International Neuropsychiatric Interview (MINI) relatives au trouble dépressif majeur et à la dysthymie, et enfin l'échelle d'anxiété de Hamilton (HAM-A). Un bilan biologique comprenant un profil métabolique et endocrinien (thyroïdien) a pu être pratiqué pour certaines femmes.
La prévalence ponctuelle de la dépression majeure était de 35,2 % de l'échantillon, celle de la dépression récurrente de 48,3 % des femmes déprimées, et enfin celle de la dysthymie de 1,2 %. Le score moyen d'anxiété était de 19.85, et une anxiété majeure a été constatée chez 60,8 % des femmes au moment de l'interview.
Il existait une corrélation très significative entre la dépression, l'anxiété et les symptômes vasomoteurs de la ménopause (bouffées de chaleur et sueurs nocturnes).
La dépression et l'anxiété étaient corrélées au statut ménopausique. Les femmes en péri- et post-ménopause étant les plus susceptibles de souffrir de dépression majeure, et d'avoir des scores d'anxiété élevés.
Il n'y avait pas de corrélation entre prise d'un traitement hormonal substitutif et dépression ou anxiété.
La ménopause est une période de vulnérabilité aux troubles dépressifs et à l'anxiété surtout chez les femmes qui se plaignent de symptômes vasomoteurs intenses.
Sachant le poids économique et sanitaire que représentent les troubles dépressifs non ou insuffisamment traités, et sachant que l'espérance de vie des femmes tunisiennes va bientôt atteindre les 75 ans, il apparaît urgent de mieux sensibiliser les différents acteurs de santé au dépistage et à la prise en charge des troubles anxio-dépressifs dans ce groupe particulièrement vulnérable.
Mots clés : Santé femme, Epidémiologie, Trouble dépressif majeur, Anxiété, Ménopause, Attitudes, Perception, culture, Traitement hormonal substitutif, Echelles évaluation psychiatrique.
La maladie maniaco-dépressive (A propos de 80 cas). [Khalfallah Kamel, Tunis 1987]
La psychose maniaco-dépressive (A propos de 66 cas). [Mezghani Yousr ép Moalla, Sfax 1995]
La dépression majeure dans les troubles bipolaires et unipolaires (Etude comparative des caractéristiques cliniques, thérapeutiques et évolutives: à propos de 155 cas). [Zouaghi Leila, Monastir 1999]
Trouble bipolaire à début précoce: Etude comparative des caractéristiques cliniques, thérapeutiques et évolutives (A propos de 152 cas). [Hamouda Dhouha, Monastir 2000]
Les manies délirantes. [Chemingui Hager ép Mermeche, Tunis 2000]
La fréquence importante des troubles bipolaires, la gravité des accès maniaques notamment la forme clinique délirante, nous ont amené à étudier ses particularités cliniques et pronostiques.
Nous avons effectué une étude rétrospective à la fois descriptive et comparative concernant 114 patients hospitalisés durant l’année 1995 pour un trouble bipolaire maniaque.
L’épisode considéré représente la première décompensation maniaque durant l’année 1995.
Lors de l’épisode index, 48 % des patients ont présenté des caractéristiques psychotiques dont 76% étaient congruentes et 24% non congruentes à l’humeur.
Les thèmes délirants les plus fréquemment observés ont été de type mégalomaniaque persécutoire et mystique.
Les hallucinations ont été observées dans 44% des manies délirantes. Les idées d’influence et le syndrome d’automatisme mental ont été retrouvés respectivement dans 6 et 4% des manies délirantes.
La comparaison entre les patients présentant des symptômes psychotiques avec ceux sans symptômes psychotiques a retrouvé deux populations similaires par leurs caractéristiques sociodémographiques, leurs antécédents familiaux, la fréquence des récurrences quatre ans après l’épisode index et différentes par la durée d’hospitalisation et les doses thérapeutiques prescrites en période aiguë.
La comparaison entre les patients présentant des caractéristiques psychotiques congruentes et non congruentes à l’humeur n’a pas relevé de différence quand à ces paramètres.
Il ressort de cette étude :
-La fréquence élevée des manifestations psychotiques et leurs conséquences à court terme.
-L’absence d’influence pronostique des caractéristiques psychotiques non congruentes.
Mots clés : Manie, Troubles bipolaires, Symptômes psychotiques, Congruence à l’humeur.
L'évolution du trouble bipolaire: Une étude comparative entre deux populations de patients hospitalisés en Tunisie et en France. [Nehdi Mohamed Arbi, Tunis 2001]
L'existence de particularités épidémiologiques, cliniques et évolutives des troubles bipolaires en fonction des cultures et de la situation géographique des populations étudiées, nous a amené à effectuer ce travail.
Les objectifs que notre travail s'est fixé étaient d'analyser de manière descriptive puis comparative, les profils évolutifs du trouble bipolaire dans deux populations tunisienne et française, et de discuter ces différences à la lumière de variables d'ordre épidémiologique, clinique, thérapeutique et environnemental.
Nous avons mené une étude, rétrospective à la fois descriptive et comparative concernant 45 patients hospitalisés pour trouble bipolaire de type 1 dont 30 patients tunisiens et 15 patients français.
Durant la période d'étude, nous avons trouvé une prévalence hospitalière du trouble bipolaire deux fois plus élevée dans le service tunisien que dans le service français (20,9% contre 9,28%).
La comparaison entre les patients tunisiens et français a trouvé deux populations similaires par leurs antécédents familiaux, la fréquence des symptômes psychotiques et la nature de l'épisode inaugural.
Ces deux populations se distinguent toutefois par l'âge moyen de début qui a été trouvé plus précoce chez les patients tunisiens (24,5 ans contre 30,26 ans), l'abus de substance et l'abus d'alcool significativement plus fréquents dans l'échantillon français (80 %et 66.7% contre 3.3% et 3.3%), le nombre de récidives qui a été trouvé plus élevé chez les patients français (0.94 épisode par an contre 0,74). Au cours de l'évolution de leur maladie, les patients français ont présenté légèrement plus de manies que de dépressions (0.39 contre 0.27 épisode par an), tandis que les patients tunisiens ont présenté trois fois plus d'épisodes maniaques que d'épisodes dépressifs. La fréquence des épisodes dépressifs a été trouvé nettement plus élevée chez les patients français (0,27 épisode par an contre 0,16; p=0,06). Un décalage de 2 mois a été trouvé dans l'échantillon français par rapport à l'échantillon tunisien concernant les 2 pics mensuels de survenue des épisodes thymiques (Mars et Septembre chez les tunisiens, Mai et Novembre chez les français). Notre étude met en évidence des différences transculturelles dans l'expression et l'évolution du trouble bipolaire, ces différences reflètent les rôles joués par les facteurs socioculturels et climatiques dans les pays non occidentaux.
Mots clés : Trouble bipolaire, Récidive, Saison, Histoire naturelle, Pronostic, Evolution.
Troubles bipolaires et risque familial. Odds Ratio [Khammassi Wissal ép Ben Slama, Tunis 2002]
Les troubles bipolaires présentent des facteurs de risques environnementaux et génétiques.
Le but de ce travail a été d’évaluer le risque relatif (odds ratio) chez les parents de sujets atteints de troubles bipolaires, ainsi que l’élévation de ce risque en fonction de la proximité génétique et la consanguinité.
Nous avons effectué une étude rétrospective à la fois descriptive et comparative, du risque morbide chez les apparentés de sujets bipolaires et le rôle de la consanguinité dans la transmission de ces troubles. Elle a porté sur 70 familles.
Ce risque a été de 12%. Il croit significativement avec !a proximité génétique. Il est de 15,5% chez les apparentés de 1er degré et de 9,7% chez les apparentés de 2ème degré. Parmi les 70 proposants, la moitié était issue de mariage consanguin. Le risque augmente significativement en présence de consanguinité, il passe de 12,3% à 19,3%.
Nous avons pu distinguer une tonne familiale et une forme sporadique. La forme familiale parait être plus sévère et avoir un pronostic plus sombre. L'âge de début y est plus précoce, le nombre d'épisode thymique est plus important, ainsi que les caractéristiques psychotiques, et une évolution dominée par le mode rapide cyclaire. Les rémissions complètes y sont moins nombreuses que dans les cas sporadiques. Le début en post-partum y est plus fréquemment retrouvé.
L'élude des pedigrees nous a laissé supposer la coexistence de gène majeur de déterminisme autosomique dominant a pénétrance incomplète estimée à 35% et de gènes mineurs de déterminisme autosomique récessifs,
Ce travail est un préliminaire aux études de génétique moléculaire qui tenteront dans l'avenir d'élucider la localisation des gènes de la maladie bipolaire.
Mots clés : Troubles bipolaires, Génétique, Consanguinité.
La manie mixte (A propos de 70 cas). [Cherif Olfa, Tunis 2005]
Décrite depuis l'antiquité, la manie mixte connaît un regain d'intérêt actuel du fait de sa fréquence accrue et des problèmes diagnostiques, nosographiques et thérapeutiques qu'elle entraîne.
Nous avons tenté à travers ce travail de contribuer à étudier les caractéristiques cliniques, évolutives et thérapeutiques de la manie mixte et de dégager, à partir des données de la littérature, la pertinence d'une définition de la manie mixte moins restrictive que celle proposée par le DSM IV, et nous nous sommes basés pour ce faire sur une étude rétrospective, menée auprès de 70 patients maniaques, ayant un âge moyen de 35 ans et répondant aux critères du DSM-IV de trouble bipolaire de type I, auxquels a été administré un questionnaire établi pour les besoins de l'étude, les critères de la manie mixte de McElroy et l’échelle de manie de Cassidy.
En utilisant les critères du DSM-IV, la fréquence de la manie mixte parmi nos patients étudiés est de 12.9%. Si nous nous basons sur les critères de McElroy, cette fréquence devient de 42.8%.
Nous n'avons retrouvé de différences significatives qu'en utilisant les critères du DSM IV. Dans ce cas, les manies mixtes comparées aux manies pures, commencent plus volontiers leur trouble par un épisode mixte (44%vsl4%), ils présentent un nombre moyen plus important d'épisodes antérieurs de type mixte (1.3vs0.5) et moins d'épisodes antérieurs de type maniaque (4vs1.5).
Cependant, quelque soit les critères utilisés, McElroy ou DSM IV, il n'existe pas de différences significatives entre la manie pure et la manie mixte, concernant toutes les autres variables socio démographiques, cliniques et évolutives étudiés. Par ailleurs, sur le plan sémiologique, les symptômes qui semblent caractériser la manie mixte par rapport à la manie pure sont l'humeur labile, l'humeur dépressive et l'anxiété.
Ainsi, notre travail ne soutient pas la validité d'une définition moins restrictive de la manie mixte contrairement à certaines données de la littérature.
Mots clés : Etats mixtes, Trouble bipolaire, troubles de l’humeur.
Trouble bipolaire chez la femme (À propos de 100 cas). [Dammak Mohamed Anis, Tunis 2005]
L'existence de particularités épidémiologiques, cliniques et évolutives du trouble bipolaire dans le sexe féminin est rapportée dans les études internationales récentes. Nous avons voulu rechercher ces particularités dans la population tunisienne. Nous avons mené une étude rétrospective à la fois descriptive et comparative concernant 200 patients hospitalisés pour trouble bipolaire, répartis en 100 hommes et 100 femmes. La comparaison entre les deux groupes a mis en évidence un âge de début plus tardif chez les femmes (26,15 contre 25,51 ans), une fréquence significativement élevée d'un épisode dépressif inaugural dans la population féminine comparée à celle masculine, une fréquence significativement plus élevée des récurrences dépressifs et mixtes ainsi que des formes à cycles rapides dans la population féminine (P<0,001). Notre étude met en évidence les particularités du trouble bipolaire chez la femme, ces différences selon le sexe reflètent le rôle joué non seulement par les facteurs génétiques et hormonaux mais aussi socioculturels.
Mots clés : Trouble Bipolaire, Femme, Sexe, Evolution, Pronostic
Troubles bipolaires et puerpéralité: A propos de 43 cas. [Elloumi Hend, Tunis 2005]
Les troubles bipolaires constituent une pathologie fréquente pouvant débuter chez la femme en âge de procréer.
L’objectif de ce travail est d'estimer la fréquence de décompensation pendant La grossesse et en post-partum, de rechercher les facteurs de risque et de préciser les caractéristiques cliniques des épisodes.
La grossesse ne paraît pas être une période de rémission alors que le post-partum est une étape à haut risque de décompensation. En effet, les fréquences de décompensations avant la grossesse, pendant la grossesse et en post-partum sont respectivement de 5%, 17% et 71%. La fréquence maximale de décompensation a été notée au premier mois du post-partum (61%).
L'âge au début de la maladie, les complications gynécologiques, les antécédents familiaux psychiatriques n'ont pas été associés à un risque plus élevé de décompensation pendant la grossesse. Par contre, un nombre d'épisodes antérieurs supérieur à quatre est corrélé à une augmentation de ce risque.
Les antécédents familiaux psychiatriques ont été plus fréquemment retrouvés chez les patientes qui ont décompensé en post-partum (58%). Le rang de la grossesse, les complications gynéco-obstetricales, le nombre d'accès antérieurs ainsi que les facteurs psychosociaux ne prédisposent pas aux décompensations en post-partum.
Lorsque le délire porte sur l'enfant (27% des cas), une augmentation de la dangerosité doit être suspectée. En effet, des incidents graves ou des actes médico-légaux ont été notés dans 9% des cas.
La prise en charge des patientes pendant la grossesse nécessite une surveillance rapprochée, la réintroduction du thymorégulateur peut se justifier si le nombre d'épisodes est supérieur à 4, alors que sa réintroduction à but préventif dès les premiers Jours du post-partum est fortement recommandée.
Mots clés : Trouble bipolaire, Grossesse, Post partum.
10. Trouble de l’humeur dû à une affection médicale générale :
Les dépressions dues à une affection médicale générale (À propos de 28 cas). [Gharsalli Adel, Monastir 1999]
Névroses invalidantes en milieu militaitaire. [Ben Hadj Ali Béchir, Sousse 1982]
Contribution à l'étude des névroses traumatiques. [Ghodhbane Taieb, Tunis 1990]
La névrose obsessionnelle (Etude clinique et psychopathologique). A propos de 15 cas. [Ben Ayed Jalel, Tunis 1993]
La Névrose Obsessionnelle occupe une place centrale dans la nosographie psychiatrique.
Notre étude comporte deux objectifs :
-premièrement une revue de la littérature, axée sur les recherches récentes; les Troubles obsessifs Compulsifs sont 20 à 25 fois plus fréquents dans la population générale qu'on ne le croyait auparavant, ils seraient en relation avec un dysfonctionnement du système sérotoninergique cérébral ; et l'efficacité du traitement par la clomipramine en dehors de toute dépression de l'humeur est admise actuellement par la majorité des auteurs.
-deuxièmement une étude descriptive de 15 observations de patients atteints de névrose obsessionnelle, 4 femmes, et 11 hommes dont les âges varient de 19 à 54 ans. La symptomatologie comprend des idées obsessionnelles, associées à des compulsions, sur une personnalité marquée par l'ordre, l'obstination, et la propreté. Le traitement par la clomipramine a été efficace 11 fois sur 15.
Mots clés : Obsession, Compulsion, Dépression, Trouble obsessif compulsif (TOC), Clomipramine.
Trouble obsessionnel compulsif. Revue de la littérature: A propos de 32 cas. [Zaghdoudi Lilia ép Fekih, Tunis 2002]
A partir des années 80, le trouble obsessionnel compulsif est abordé différemment qu’il y a un siècle surtout avec les progrès de la génétique, de la biologie et de la psychométrie.
Nous nous sommes proposés de réaliser un travail concernant 32 patients souffrant de cette affection.
Notre but est de faire la mise au point sur les différentes approches qui ont contribué à la compréhension de cette pathologie, associée à une étude pratique qui établit l’importance de la richesse sémiologique, de la comorbidité et de la difficulté de prise en charge.
Une description épidémiologique quantitative a été réalisée associée à 3 cas cliniques commentés.
Nous avons trouvé que 50% de nos patients ont soufferts de dépression. La première consultation psychiatrique est estimée à 4,3 ans. Seulement le 1/8 des patients ont bénéficié d’une thérapie comportementale et cognitive.
Plusieurs aspects se sont dégagés à travers cette étude :
La comorbidité est importante lors de cette affection.
La première consultation psychiatrique est tardive.
La prise en charge reste aléatoire.
Mots clés : Trouble obsessionnel compulsif, Etiologie, Diagnostic, Pronostic, Evolution, Thérapie.
Le trouble panique en Tunisie. Etude transversale à propos de 69 cas. [Drira Senda ép Koubaa, Tunis 2002]
Le trouble panique est l'un des troubles anxieux les plus fréquents qui, de par son expression symptomatique, interpelle à la fois le somaticien et le psychiatre.
Notre étude a pour but d'estimer la fréquence du trouble panique parmi les consultants en psychiatrie, de décrire ses aspects cliniques et évolutifs et d'évaluer sa prise en charge thérapeutique dans notre pays.
69 nouveaux cas de TP ont été colligés à la consultation externe de l'hôpital Razi et dans un cabinet de psychiatrie de libre pratique entre le 1er juillet 2000 et le 31 mai 2001. L'incidence du TP sur une période de 11 mois est de 3.1 %. Elle est de 2.2 % en secteur public et de 5.9 % en secteur privé.
L'âge moyen de début des troubles est de 32 ans et le sexe ratio est de 0.7. Le délai entre l'apparition des troubles et la première consultation en psychiatrie est de 28 mois et se caractérise par une surconsommation de soins médicaux : les patients en moyenne consultent 4 médecins, sollicitent 3 fois les services d'urgences et bénéficient de deux examens para-cliniques. Pourtant le diagnostic de TP n'a été posé que dans un seul cas.
Les attaques de panique prédominent l'après midi et le soir avec en moyenne 10 symptômes et une durée de 20 minutes. Leur fréquence moyenne est de 2 à 4 par mois.
Le TP s'associe à une agoraphobie dans 57 % des cas, une dépression majeure dans 27 % des cas, un TAG dans 20% des cas, une nosophobie dans 22 % des cas, une personnalité pathologique dans 54 % des cas et à une pathologie somatique dans 41 % des cas.
Il existe un retentissement modéré sur le plan familial ou social dans 2/3 des cas et pour 1/3 des patients sur le plan professionnel. L'évolution sous traitement antidépresseur a été favorable dans 71 % des cas.
Le profil clinique et évolutif du TP ainsi identifié dans notre pays est comparable à celui constaté dans les études occidentales avec quelques différences liées à la culture.
Mots clés : Trouble panique, Epidémiologie, Aspects cliniques, Evolution, Traitement.
Les pathomimies cutanées. A propos de 45 cas. Approches cliniques et psychologiques. [Bouzid Khaled, Sfax 1991]
Les pathomimies: Approche clinique et thérapeutique (A propos de 4 cas). [Ben Moussa Nabil, Tunis 2001]
La pathomimie est une affection rare qui interpelle les diverses spécialités de la médecine.
Notre étude s’est appuyée sur la présentation de quatre cas cliniques pour illustrer les complexités tant clinique et psychopathologique que thérapeutique posées par les différentes formes de pathomimies. Le diagnostic de pathomimie a été retenu chez toutes les patientes avec précisément le syndrome de Munchausen chez le cas n°1 et n°4.
A travers notre échantillon on a pu relever des paramètres qui concordent avec les données de la littérature :
-La pathomimie est une pathologie de la femme jeune.
-Les symptômes les plus fréquemment rencontrés sont les lésions cutanées, les hémorragies et les fièvres factices.
-Elle affecte des sujets socialement isolés, célibataires ou vivant une relation conjugale perturbée.
-Le diagnostic positif est très retardé : le délai moyen de consultation en psychiatrie est de 5 ans et ½ pour notre échantillon.
L’absence d’une conduite thérapeutique claire nous a amené à réfléchir sur les éléments d’orientation pouvant constituer une plate-forme commune de nature à édifier les prémices d’une conduite unifiée.
Mots clés : Syndrome de Munchausen, Simulation, Trouble factice.
La pathomimie en milieu militaire: Spécificités éthiopathogéniques, cliniques, et aspects médico-légaux: A propos de 18 cas. [Oumaya Mohamed, Tunis 2004]
La pathomimie est un trouble des conduites caractérisée par la production du sujet lui-même de symptômes authentiques en dissimulant les méthodes employées.
Notre travail se propose d'étudier certaines caractéristiques de cette pathologie à travers une étude rétrospective de 18 cas, réalisée au sein du service de dermatologie de l'Hôpital Militaire de Tunis en collaboration avec le service de psychiatrie.
Les résultats retrouvés se rapprochaient de ceux de la littérature (sauf pour le sexe : 95% étaient de sexe masculin du fait du recrutement de l'armée) :
- L'âge moyen était jeune : 22,5 ans.
- Le niveau socioéconomique était bas.
- Le motif de consultation le plus retrouvé était un prurit surtout des membres.
- La majorité des patients présentaient un trouble de la personnalité.
- La prise en charge a consisté en un traitement symptomatique (77%) ou chirurgicale
associé dans certains cas à une psychothérapie.
- Tous les patients ont été sujets à une décision d'aptitude ou de réforme.
Bien que rare, la pathomimie pose un réel problème diagnostic et thérapeutique impliquant une approche multidisciplinarité (dermatologie, psychiatrie, psychologie...).
Mots clés : Troubles factices, Médecine militaire, Diagnostic, Etiologie.
L'hystérie : Malaise ou maladie? Tentative de réponse à partir de 270 cas. [Ben Abdennebi Rafiaa, Tunis 1983]
La Douleur Chronique en Psychiatrie. Etude de 54 cas de trouble Somatoforme Douloureux. [Guelmami Tarak, Monastir 1996]*
15. Troubles sexuels et troubles de l’identité sexuelle :
Le comportement sexuel féminin. A propos d'une enquête effectuée auprès de 347 femmes dans le grand Tunis. [Belhaj Ahlem, Tunis 1993]
Les connaissances sur la réalité du comportement sexuel sont limitées en Tunisie. Les médecins, les psychiatres sont confrontés à des demandes sans cesse croissantes d’assistance dans le domaine de la sexualité.
Nous avons mené une enquête auprès de 347 femmes choisies selon la méthode des quotas. Le questionnaire a porté sur les connaissances, les attitudes et les pratiques sexuelles des femmes interrogées.
Il ressort de notre étude que les femmes bénéficient rarement d’une éducation sexuelle (21,6%). Elles ne connaissent pas leur corps dans 71,2% des cas. Le poids des traditions reste lourd. En effet, 87,7% des femmes désapprouvent les relations sexuelles préconjugales. 20% d’entre elles n’ont jamais eu de relations sexuelles dans leur vie. La fréquence moyenne est de 1 à 3 rapports par semaine. Alors que 62,2% des femmes déclarent être satisfaites de leur sexualité, moins du tiers a fréquemment des orgasmes. Le jeune âge et l’amélioration du niveau d’instruction favorisent l’élargissement du champ des pratiques érotiques et la levée des inhibitions sociales.
Mots clés : Sexualité, Femmes, Société, Psychologie.
Contribution à l'étude des dysfonctions sexuelles masculines. A propos de 86 cas suivis à la consultation externe de psychiatrie de l'EPS de Monastir. [Mechri Anouar, Monastir 1996]
La sexualité des jeunes Tunisiens: Résultats de l'enquête nationale auprès de 2700 jeunes. [Ben Azzouz Hichem, Monastir 1996]
Les caractéristiques du comportement sexuel et contraceptif des jeunes dans la région de Sousse. [Nciri Samia ép Hadji, Sousse 1999]
L'étirement de la période de l'adolescence et la mutation sociale ont engendré une expression plus prononcée de la sexualité des jeunes. L'augmentation de la prévalence de la grossesse non désirée chez l'adolescente et la recrudescence des MST, sont deux indicateurs confirmant le caractère non protégé de l'activité sexuelle à cet âge malgré l'existence des moyens contraceptifs techniquement valables.
Ce travail s'est fixé comme objectif d’étudier les caractéristiques du comportement sexuel et contraceptif des jeunes. Il s'agit d'une étude exploratoire descriptive portant sur 232 jeunes âgés de 15 à 24 ans ayant répondu à un questionnaire auto-administré détaillant les connaissances, les attitudes et les pratiques des jeunes dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive.
- 27,2% des jeunes de notre étude déclarent être sexuellement actifs. L'âge moyen du premier rapport sexuel est de 16,9 ans, il est plus précoce pour les garçons. 63,5% des jeunes sexuellement actifs ont eu un seul partenaire au cours des 12 mois précédents. Presque la moitié des jeunes de notre étude pensent qu'on peut avoir des relations sexuelles avec quelqu'un qu'on n'aime pas. Seulement 31,7% des jeunes parmi les sexuellement actifs ont utilisé un moyen de contraception. Le préservatif est utilisé dans un cas sur deux. Dans 35% des cas, ils utilisent un moyen non fiable.
- La quasi-majorité des interrogés (90,5%) ont été déjà informés de l'existence des méthodes de contraception. L'âge d'acquisition de cette formation est en moyenne de 17,1 ans. Les filles sont plus précocement et mieux informées en matière de contraception que les garçons. Beaucoup d'attitudes négatives à l'égard du préservatif ont été retrouvées particulièrement chez les garçons.
- 70% des jeunes expriment un besoin d’acquérir une éducation sexuelle à travers les relais suivants :
Enseignants, les pairs bien préparés à cette tâche et les professionnels de la santé.
En conclusion, la sexualité des jeunes d'aujourd'hui est une réalité à ne pas nier. Elle se caractérise par sa précocité, par sa monogamie, la clandestinité et elle est non protégée, il existe des problèmes en rapport avec l'image de masculinité (la responsabilité) et un problème de communication. Enfin, les jeunes expriment un besoin en matière d'éducation sexuelle qui semble être dans ses thèmes actuels non adaptée, non persuasive et incomplète.
D'autres enquêtes utilisant le même support (le questionnaire : la prise de décision relative au projet sexuel et contraceptif) sur un échantillon plus représentatif sont recommandées.
Mots clés : Médecine communautaire- Jeune Adolescence- Sexualité- Contraception- Education sexuelle.
Le comportement sexuel masculin en Tunisie: A propos d'une enquête réalisée auprès de 300 hommes dans la région du grand Tunis. [Troudi Hichem, Tunis 2003]
La sexualité occupe une place très importante dans la vie de l’être humain. En Tunisie, le comportement sexuel masculin est un continent non encore exploré. Dans ce travail, nous avons essayé de décrire les connaissances et les attitudes des hommes en matière de sexualité, de tracer un profil des comportements sexuels des hommes en Tunisie et d’analyser les facteurs qui les déterminent.
Nous avons mené une enquête auprès de 300 hommes choisis selon la méthode des quotas sur une période d’un an s’étalant du 1er février 2002 au 31 janvier 2003.
Il ressort de notre étude que les amis représentent la source essentielle d’information sexuelle avec 82,8%. Le poids des traditions reste lourd avec 83,7% des hommes qui pensent qu’une femme doit préserver sa virginité jusqu’au mariage et 77,3% qui pensent que l’homosexualité est la pratique sexuelle la plus mal acceptée par la société. 85,6% des hommes se sont masturbé et un homme sur trois reconnaît avoir eu une relation homosexuelle et avoir pratiqué des rapports anaux. L’âge du premier rapport était de 28,1 ans et la durée moyenne du coït était de 1min et 13 sec. La communication sexuelle était quasi inexistante avec 35,9% qui expriment leur désir sexuel avant le rapport et 13% qui parlent, après le rapport, de sa qualité. 65,7% déclaraient être satisfaits de leur vie sexuelle. Enfin, 6,3% des hommes disaient présenter un trouble sexuel et seulement moins de la moitié d’entre eux (47,3%) ont consulté un médecin.
En conclusion nous dirons qu’il existe en Tunisie deux sexualités à deux vitesses :
La première accablée par les tabous et les traditions, se retrouve surtout chez les hommes mariés âgés d’origine rurale, alors que la deuxième, un peu plus libérée se retrouve surtout chez les jeunes célibataires résidant dans le milieu urbain. Enfin, l’école ne paraît pas remplir son rôle de formation et d’éducation sur le plan sexuel.
Mots clés : Sexualité, Hommes, Tunisie, Société, Psychologie.
Typologie du sommeil. [Charaa Nejib, Sousse 1998]
Le rythme circadien des états de vigilance et du sommeil — éveil est de nature endogène. Il est caractérisé par deux aspects fondamentaux : la durée du sommeil et ses horaires spontanés habituels, qui présentent une large variabilité interindividuelle dont les raisons profondes sont jusqu'à nos jours très mal connues.
L'étude de la distribution de la typologie circadienne du sommeil dans une population de 813 sujets trouve : 30,3% sujets du matin. 59,2% sujets intermédiaires et 10,5% sujets du soir. L'heure moyenne de meilleure forme était à 10 heures pour les gens du matin, à 11 heures 30 minutes pour les intermédiaires et à 14 heures 30 minutes pour les gens du soir.
Pour les durées du sommeil la distribution des 493 sujets restants après exclusion des gens qui manifestent des troubles du sommeil montre que : 8,3 % sont des gros dormeurs, 1,8 % sont des petits dormeurs et 89,9 sont des moyens dormeurs.
Certains facteurs paraissent agir sur la typologie ;
- facteurs déterminants s hérédité (liée au chromosome X ?) et photopériode néonatale.
-facteurs influençants ; direct (âge) et indirect (mode de vie et consommation du tabac et des excitants).
La typologie du sommeil implique des conséquences sur le comportement et sur la qualité des états de vigilance.
Mots clés : Neurologie, Physiologie, Sommeil, Chronobiologie, Rythme circadien.
Prévalence de l'insomnie dans la population générale. [Ben Touati Abdelmajid, Tunis 2002]
L’insomnie est la plainte le plus fréquemment retrouvée en pathologie psychiatrique, elle occupe la plupart sinon la totalité des tableaux psychiatriques observés.
Grâce aux différentes études pratiquées à travers le monde la prévalence de ce trouble est de mieux en mieux connue ; mais les résultats retrouvés restent assez variables et ce en raison de la grande diversité des critères et des définitions requises par chaque équipe.
Dans notre étude nous avons eu recours à certaines sections du « Composite International Diagnostic Interview » auquel nous avons soumis une population de 3831 personnes.
Cette étude rétrospective, descriptive et comparative a été menée sur une population âgée de 15-65 ans et plus ; il en est ressorti les résultats suivants : la prévalence de l’insomnie a été estimée à 23,5% ; avec une nette prédominance du trouble chez les femmes âgées de 55-59 ans. L’atteinte somatique, toxique, ou due à l’effet direct d’une substance est aussi prédominante à cette tranche d’âge.
L’étude catégorielle des insomnies a permis de constater une fréquence plus importante des troubles de l’initiation du sommeil estimée à 21,3% des cas ; le trouble du maintien du sommeil et l’insomnie matinale étant quand à elles respectivement évaluées à 12,6% et 9,7%. L’hypersomnie est elle estimée à 8,7% et prédomine chez les jeunes femmes.
L’étude analytique des sous-types d’insomnie et de l’hypersomnie a par ailleurs conclu à une prédominance de l’insomnie chez les femmes notamment l’insomnie d’endormissement à la tranche d’âge de 35-39 ans avec une différence significative (P=0,030). De même l’insomnie sévère notamment d’endormissement est à prédominance féminine nette à l’âge de 15-19 ans avec une différence plus significative (P=0,003).
Tous ces résultats correspondent à ceux de la littérature hormis ceux en rapport avec la prédominance de l’insomnie à l’âge de 55-59 ans. En effet, dans la littérature la prédominance nette est située après l’âge de 60 ans. Cette différence serait en rapport avec à la fréquence élevée des atteintes organiques et à l’effet direct d’une substance, à la tranche d’âge de 55-59 ans de notre population d’étude.
Mots clés : Prévalence, Insomnie, Qualité vie, Troubles mentaux, Epidémiologie.
Insomnie et qualité de vie. [Elhani Iadh, Monastir 2003]
L'insomnie est, de tous les troubles du sommeil, celui qui est le plus souvent rencontré en pratique médicale courante et concerne près du tiers de la population adulte sur une base occasionnelle, épisodique ou persistante. Elle affecte la santé mentale et s'accompagne le plus souvent d'une détresse psychologique altérant par la même la qualité de vie des personnes qui en sont affectées.
Le présent travail est le fruit d'une enquête transversale réalisée sur une période de deux mois du premier Février jusqu'au 31 Mars 2002, auprès de 350 patients dans cinq CSSB de la région de Mahdia.
Le but est de contribuer d'une façon objective à l'évaluation de l'impact de l'insomnie sur la santé mentale et la qualité de vie de ces patients en vue de parfaire, d'améliorer et d'optimiser la qualité de la prise en charge globale.
La prévalence de l'insomnie dans notre étude est estimée à 38%. Il s'agissait d'une insomnie à type de difficultés d'endormissement (49,7%), survenant toutes les nuits (41,1%) et ayant une ancienneté variant de 1 à 5 ans (41,6%), une origine présumée en rapport avec une fatigue intellectuelle (48,5%) et une prise en charge dans seulement 18% des cas.
La mesure dé la santé mentale nous a permis d'identifier une détresse psychologique chez 38,6% de l'ensemble des consultants et 89,5% pour le groupe des consultants avec plainte d'insomnie.
L'évaluation de la qualité de vie nous a permis de retrouver un score moyen global de 57,62. Chez les consultants avec plainte d'insomnie ce score est de 44,75 marquant une altération significative de la qualité de vie comparativement à celui des consultants sans plainte d'insomnie estimé à 73,50.
L'approche analytique nous a permis de relever que la probabilité de présenter à la fois une plainte d'insomnie, une détresse psychologique et une altération de la qualité de vie est corrélée aux variables suivantes : l'âge supérieur à 44 ans, le statut marital de veuf ou de divorcé, le niveau d'instruction bas et la présence d'antécédents médicaux et psychiatriques.
L'étude du lien entre santé mentale et qualité de vie nous a permis de retrouver que la présence d'une détresse psychologique est corrélée à une altération de la qualité de vie.
Mots clés : Insomnie, Qualité de vie, Santé mentale, Evaluation.
L'insomnie au cours des troubles psychiatriques. Etude déscriptive de 216 cas. [Guerfel Chiheb, Tunis 2005]
Le but du travail est d'étudier et décrire les paramètres quantitatifs et qualitatifs de la plainte insomnie ainsi que son retentissement et son rapport avec les différentes pathologies mentales chez les patients externes en psychiatrie.
Nous avons procédé pour atteindre ce but à l'administration d'un questionnaire chez 216 patients : 136 présentant un trouble de l’humeur (groupe H) et 80 présentant un trouble psychotique (Groupe P) vus à la consultation externe du service de psychiatrie D de l'hôpital Razi.
L'insomnie apparaît volontiers de façon concomitante à la maladie mentale (60,3% du groupe H et 56,3% du groupe P) ; selon un mode progressif (68,3% du groupe H et 73,3% du groupe P) ; d'évolution chronique (69,9% du groupe H et 68,8% du groupe P) et plutôt ancienne (durée d'évolution 70,55 ±81,29 mois du groupe H et 53,17 ± 72.1 mois chez le groupe P).
Pour les groupes H et P ; le nombre moyen de nuits d'insomnie par semaine était respectivement de 4,68 ± 1,95 et de 3,7 ±1,91 ; la latence d’endormissement était supérieure à 30 minutes chez 80% du groupe H et 76% du groupe P.
Le nombre moyen de réveils nocturnes était de 2,92 ± 1,58 pour le groupe H et de 2,55 ± 1,63 pour le groupe P. Ces réveils étaient de durée inférieure à 30 minutes chez 14,1 % des patients du groupe H et chez 26,1% des patients du groupe P. La durée de ces réveils était longue (> à 120 minutes) chez 34,3% du groupe H et 20% du groupe P. Le temps total du sommeil moyen était de 4,2 ± 1,46 heures. Pour le groupe H avec une efficience moyenne de 53,60 ± 18,67 % et 4,96 ± 2,13 heures pour le groupe P avec une efficience de 53,07 ± 19,71%.
La prépondérance des mauvaises habitudes d'hygiène du sommeil était respectivement pour les groupes H et P de 47% et 55% concernant le temps passé au lit pendant la journée; de 39,5% et 46,2% pour les horaires de coucher et de lever irréguliers; de 59,5% et 45 % concernant le temps prolongé passé au lit après le réveil. Une fatigue diurne était présente chez 92,5% du groupe H et 81,4% du groupe P ; La somnolence diurne était rapportée par 69,1% du groupe H et 52,5% du groupe P.
Ces données suggèrent que le sommeil et le fonctionnement diurne des patients insomniaques consultant en psychiatrie est profondément perturbé. L'insomnie est rapportée par les patients en terme de mauvais sommeil ; de gène concernant le sommeil ou de sommeil non réparateur ; la quantification et le typage en profil de cette plainte contribue à affiner le diagnostic positif et le suivi du stade évolutif de la pathologie chez ces patients. Une étude analytique dans ce sens mérite de l’intérêt.
Mots clés : Insomnie, Entretien, Troubles mentaux.
17. Troubles de l’adaptation :
Les troubles de l'adaptation: Profil épidémiologique, clinique et évolutif. A propos de 115 cas hospitalisés au service de psychiatrie du C.H.U de Monastir. [Moussi Mohamed Naceur, Monastir 1999]
18. Troubles de la personnalité :
Personnalité Borderline; à propos de 50 cas hospitalisés: Etude clinique, épidémiologique et thérapeutique. [Abassi Olfa, Tunis 2000]
La personnalité borderline, historiquement rattachée à la schizophrénie, est une entité de création récente qui a constituée un pôle d’intérêt considérable dans les études des vingt cinq dernières années.
De multiples instruments de diagnostic standardisés ont été conçus pour aider le diagnostic clinique, mais ils présentent divers inconvénients, objets de contre verse, qui incitent à être améliorer. Parmi ces instruments, les critères du DSM IV inspirés de l’échelle de GUNDERSON demeurent les plus adaptés.
L’objectif de notre étude, rétrospective, est l’analyse de la comorbidité de l’axe I chez 50 patients hospitalisés de personnalité borderline selon les critères du DSM IV.
Notre étude a révélé la prépondérance chez ces personnalités :
-Des troubles liés à l’utilisation de substances (76,5%).
-Des troubles de l’adaptation (42%).
-Et des troubles dépressifs majeurs (37,5%).
La présence d’une comorbidité multiple et complexe trouve toute son importance dans l’orientation du diagnostic de personnalité borderline.
Elle constitue aussi un des éléments fondamentaux de présomption pour un diagnostic le plus précoce possible en vue d’une prise en charge thérapeutique adéquate.
Mots clés : Personnalité limite (borderline), Diagnostic, Comorbidité, Traitement.
Personnalité dépendante du DSM IV et troubles dépressifs majeurs. [Naanaa Maher, Tunis 2003]
L'objectif du travail est de déterminer, par le SCID-II (Structured clinical Interview for DSM-IV axis II personality disorders), la prévalence de la personnalité dépendante chez un groupe de patients présentant une dépression majeure unipolaire.
La population étudiée est composée de 91 patients présentant une dépression majeure unipolaire (épisode dépressif majeur isolé ou dépression majeure récurrente).
La fréquence de la personnalité dépendante chez les patients présentant une dépression majeure est de 20.9%. Comparés aux sujets non dépendants, les sujets ayant une personnalité dépendante ont significativement plus d'antécédents de séparation précoce d'avec leurs parents (79% vs 29%) et de distorsions éducatives (94% vs 35%). Ils sont plus fréquemment les benjamins de la fratrie (36% vs 10%) et ont plus d'antécédents de pathologies somatiques invalidantes pendant l'enfance (42% vs 15%). Les épisodes dépressifs majeurs des sujets ayant une personnalité dépendante sont plus souvent d'allure névrotique (89% vs 53%) et plus fréquemment déclenchés par des événements de vie (79% vs 42%) avec une différence significative entre les deux groupes.
Nos résultats rejoignent les données de la littérature rapportant une comorbidité fréquente entre personnalité dépendante et épisodes dépressifs majeurs. Ils confirment l'impact de la personnalité dépendante sur l'expression clinique de la dépression et le rôle des événements de vie dans le déclenchement des décompensations dépressives chez les sujets dépendants.
Mots clés : personnalité dépendante, dépression, évaluation personnalité, prévalence.
19. Facteurs psychologiques influençant une affection médicale :
Contribution à l'étude des aspects psychosomatiques des obésités. [Souilem Jameleddine, Tunis 1982]
Approche psychosomatique du Psoriasis. Etude des événements de vie et du test de Rorschach de 30 cas. [Zghal Ahmed, Tunis 1994]
Le Psoriasis nous a servi de paradigme expérimental pour étudier les interactions entre esprit et corps et plus particulièrement entre psychisme et peau.
Notre travail consistait en une enquête qui portait sur une population de 30 patients adultes atteints de Psoriasis, comparés à un groupe témoin de 30 patients atteints d’onychomycose chronique.
Les objectifs de cette recherche étaient :
- d’étudier les événements de vie qui précèdent d’un an l’apparition du Psoriasis.
- d’étudier l’image du corps et plus particulièrement de l’enveloppe chez les psoriasiques.
Un questionnaire et le test de Rorschach ont été administrés aux patients.
Il ressort de notre étude que les événements de vie récents étaient retrouvés de façon significativement plus élevée chez les psoriasiques que chez les témoins dans une proportion de 9 pour 1 (P<0,001), il en était de même pour la perte dans une proportion de 7,5 pour 1 (P<0,001).
La comparaison du groupe expérimental par rapport au groupe témoins de point de vue de l’étude des indices barrière et pénétration au test de Rorschach ne montrait pas de différence.
Le rapport barrière / pénétration était de 4,36 pour le groupe total des psoriasiques et de 5,08 pour ceux qui présentaient une perte, ce qui témoigne d’une perturbation de la perception de l’enveloppe.
Ces résultats confirment l’importance du psychisme dans le Psoriasis.
Mots clés : Psychosomatique, Psoriasis, Peau et Psychisme, Evénements de vie, Test de Rorschach.
Analyse des facteurs de risque psychologiques de l'obésité chez la femme. A propos d'une étude cas-témoins. [Hamrouni Fayçal, Tunis 1998]
L'obésité est un problème important de santé publique en rapport avec le coût des pathologies qui lui sont associées, diabète et maladies cardio-vasculaires en particulier.
Ce travail a pour objectif de décrire les caractéristiques sociodémographiques et cliniques de l'obésité et d'analyser les facteurs psychopathologiques susceptibles de la sous-tendre à partir d'une étude cas-témoins de 50 femmes obèses comparées à un groupe de 50 femmes normo-pondérales choisies dans la fratrie des patientes.
Dans notre population, on relève 96% de troubles des conduites alimentaires chez les patientes obèses contre 14% seulement dans le groupe témoin. La fréquence significative des troubles dépressifs (42%) et de l’hyperphagie boulimique (42%) dans le groupe des obèses reflète la comorbidit&eacut